Ni vous ni moi ne voyons la réalité

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Dans son livre « the case against reality, why evolution hid the the truth from our eyes ? » (disponible en anglais ici, aïe il n’est pas encore traduit), le spécialiste de sciences cognitives Daniel Hoffman discute de la véracité de nos perceptions.

A grands traits, on peut séparer les philosophes en deux groupes :

  • celles et ceux qui estiment que nos perceptions, visuelles par exemple, sont des reflets imparfaits de quelque chose qui est là, et que nos sens tendent vers une reproduction de plus en plus fidèle de ce qui est,
  • celles et ceux qui estiment que nos perceptions sont des constructions qui visent à naviguer dans le monde mais qu’elles sont destinées à être pratiques, pas à être fidèles.

Hoffman défend avec brio le deuxième point de vue et donne un sens à de nombreux phénomènes qui semblaient bizarres, telles que des illusions d’optique ou le fait que certains objets ou sons attirent notre attention bien mieux que d’autres.

Si vous avez 20 minutes pour écouter Donald Hoffman défendre lui-même quelques aspects de son travail, voici un exposé. Ne vous fiez pas entièrement aux sous-titres, il y a quelques contresens, dont le plus important est le suivant : les braves traducteurs ont traduit « fitness » par « condition physique », ce qui est vrai dans une salle de sport, mais complètement faux ici. Il s’agit du fait d’être adapté, dans le darwinisme on prétend que « seul ce qui est adapté (en anglais fit) survit ». Donc moyennant cet ajustement, je vous laisse prendre plaisir à cet exposé quelque peu provocant :

J’ai envie d’aller plus loin sur ce thème, mais chaque chose en son temps et je m’en tiens là pour aujourd’hui. Mais d’autres articles suivront car cette théorie me semble extraordinairement fertile et donne une certaine détente dans notre quête pour mieux naviguer dans le monde…