Bibliographie

Pour enrichir votre savoir

Quelques références de livres

Par Moshé Feldenkrais :

  • Energie et bien-être par le mouvement (ed. Dangles) Le grand classique à propos de la méthode Feldenkrais. On y trouve quelques grandes lignes de la méthode, puis une douzaine de leçons commentées.
  • La Puissance du Moi (ed. R. Laffont) Dans cet ouvrage, M. Feldenkrais énonce quelques principes qui l’ont conduit à développer sa méthode.
  • Le Cas Doris (ed. Espace du Temps Présent) La description du rétablissement (partiel) d’une dame victime d’un accident cérébral.

Par d’autres auteurs, sur des sujets connexes :

  • V.S.Ramachandran, S. Blakeslee, Le fantôme intérieur (ed. O. Jacob) Un passionnant voyage parmi certaines découvertes des neurosciences, où l’on rencontre des gens amputés du bras dont la main les démange, d’autres qui sont aveugles mais qui savent glisser une enveloppe dans une fente oblique, ou encore des gens qui ne s’intéressent qu’à la moitié droite de ce qu’ils voient en ignorant complètement la moitié gauche…
  • N. Doidge, Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau (ed. Belfond) Cet ouvrage, par contre, est très agréable à lire car il est écrit pour le grand public. L’auteur y développe la notion de neuroplasticité. Ce mot désigne le fait qu’un cerveau aime se modifier tout le temps, qu’il fait apparaître de nouvelles aptitudes et qu’il en fait pâlir d’autres. En d’autres termes, nous parlons ici d’apprentissage et d’oubli. Le livre est réjouissant car il montre que ces processus ont lieu à tout âge, et qu’ainsi nous ne sommes pas enfermés dans une espèce de fonctionnement «déterminé par la nature», mais au contraire encouragés – par le plaisir ressenti – à apprendre toujours de nouvelles choses.
  • J. B. Taylor, Voyage au-delà de mon cerveau, une neuro-anatomiste victime d’un accident cérébral raconte ses incroyable découvertes (ed. J.C. Lattès). Une experte du cerveau est elle-même victime d’un accident cérébral qui lui retirera l’aptitude à bouger certaines parties de son corps, mais aussi l’aptitude à lire, à écrire, à comprendre ce qu’on lui dit et à parler elle-même… Or ses études lui avaient appris que le cerveau est extraordinairement plastique (voir N. Doidge ci-dessus) et elle entame donc un patient travail de réapprentissage. Huit ans plus tard, personne ne dirait qu’elle a eu cet accident, et on admirera même son talent d’oratrice. Vous pouvez regarder une de ses conférences ici (avec sous-titrage).

Un peu plus difficile d’accès mais passionnant :

  • A. Berthoz, Le sens du mouvement (ed. O. Jacob) Plus difficile à lire – mais très instructif – sur les relations entre les sens. Loin d’être séparés les uns des autres, nos sens interagissent pour construire notre réalité : par exemple notre vue dépend de notre aptitude à nous mouvoir, ainsi que de nos expériences tactiles. Quand nous regardons un mur, nous devinons sa texture, sa fermeté, sa température, etc. Merleau-Ponty écrit à ce sujet : «Voir, c’est toujours du regard. » Pour en savoir plus, il suffit de plonger dans ce livre, très apprécié dans le monde entier par les experts du mouvement et des neurosciences.
  • A. Berthoz, La décision (ed. O.Jacob) Peut-être un peu difficile à lire, mais enrichissant quant à certains mécanismes qui contiennent des “décisions”, et sur ce qui parvient à la conscience.