Quelques questions…

FAQ

La curiosité est une précieuse qualité…

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Comment cela se prononce-t-il donc ?

La prononciation du mot Feldenkrais, ou Feldenkraïs, mérite une petite discussion. Est-ce difficile de le prononcer ? Pas tellement une fois qu’on a appris à le faire… Et ce n’est pas nécessaire de passer par les finesses de la phonétique générale. Toutefois, pour commencer, rappelons que le nom Feldenkrais vient du yiddish (c’était le nom de Moshé Feldenkrais), et qu’à ce titre on peut s’attendre à quelques sons exotiques pour un(e) francophone.

Allons droit au but : je vous propose de prononcer fell-deunn-kraïss. Après un ou deux essais, vous trouverez cela facile.

Mais voici une liste de prononciations fausses mais courantes : fell-dans-craie (ce qui se défend si on lit le mot comme si c’était un nom commun et pas un nom propre venant d’une autre langue), fell-deunn-kraïche (je l’ai souvent entendu sans jamais comprendre d’où cela venait), fell-deune-kraïst (qui est une déformation courante aux Etats-Unis, Felden-Christ comme Jesus-Christ, lequel se prononce Djizeus-kraïst).

Bref, vous voilà prêt(e) à participer sans difficulté au dialogue suivant :

— depuis le début de l’année, je fais du Feldenkrais et je me régale !

— du Felden-quoi ?

— du Feldenkrais !

D’où vient le nom de la méthode ?

La méthode Feldenkraïs reprend tout simplement le nom de son inventeur, Moshé Feldenkraïs (1904-1984). Certaines méthodes d’éducation somatique reprennent le nom de leur inventeur, d’autres non. Eh bien la nôtre se contente du nom de son inventeur, et c’est en pratiquant que l’on en sait un peu plus. Certaines personnes suggèrent de changer le nom parce que celui-ci est raide, comparé aux bienfaits de la méthode… Quelle serait votre suggestion ?

En attendant, on peut aussi se dire que le nom importe peu : même si la porte d’entrée est un peu austère, la pratique elle-même est joyeuse et bénéfique !

Comment pratique-t-on ?

Il y a deux modes de pratique:

  • les leçons de PCM (prise de conscience par le mouvement), qui sont des cours de groupe,
  • les leçons d’IF (Intégration Fonctionnelle), qui sont des séances individuelles.

Les cours de groupe (aussi appelés PCM : Prise de Conscience par le Mouvement)

Prenons un exemple de leçon de PCM: approcher les coudes et les genoux. Dans cette leçon, le praticien proposera de s’allonger, et de prendre conscience de la façon dont on est sur le sol. Dans un deuxième temps, il invitera à essayer quelques gestes simples, pour voir comment on s’y prend d’habitude, par exemple : quel est le poids de la tête quand on lève la tête pour regarder vers ses genoux ? Puis il pourra varier les consignes de manière à explorer des possibilités plus ou moins connues, par exemple : entrecroiser les doigts et placer les mains derrière le crâne, puis lever la tête avec les mains. Que se passe-t-il au niveau de la poitrine ? À la fin de la leçon, on compare son nouvel état avec le début de la séance, ce qui peut nous donner de nouvelles pistes pour notre vie quotidienne.

En méthode Feldenkraïs, on attache une grande importance au confort de l’apprentissage.
Dans ce but, on se demande s’il est si utile de se forcer, ou de serrer les dents en se disant que ça ira mieux après, ou encore de nier que l’on fait de telle façon (car parfois on se reprocherait de faire comme-ci ou comme-ça, alors mieux vaut ne pas sentir quand on le fait !).

Au contraire, on suggère de ne prendre que ce qui peut trouver une place ce jour-là, comme un gourmand qui goûterait tous les plats tant qu’il a faim, mais qui laissera dans son assiette ce qui ferait trop.

En résumé: pour profiter pleinement d’une leçon, on commence par écouter ses propres sensations, à commencer par celles qui disent qu’on a besoin de repos. Mais c’est parfois plus difficile que de lever de la fonte !

Les séances individuelles (aussi appelées IF : Intégration Fonctionnelle)

D’une façon générale, la méthode Feldenkraïs aide à progresser. Progresser vers quoi ? Quand ce que l’on souhaite améliorer est spécifique, ou bien que l’on veut aller assez vite, on peut avoir recours aux séances individuelles.

Dans une séance individuelle, le praticien discute avec son(sa) client(e) pour mieux comprendre ce qu’il(elle) souhaite améliorer. Par exemple, un violoniste aimerait plus de liberté dans son archet, ou bien une secrétaire aimerait s’asseoir plus confortablement à son bureau, ou encore monter les escaliers sans peine.

Le travail en séance individuelle prend pour point de départ le vécu et les habitudes de la personne. On ne contrarie pas, on ne juge pas, on ne corrige pas. Mais on va plutôt clarifier ce que la personne fait, on va l’aider à le faire mieux, on va l’aider à trouver de nouvelles façons de faire. Et dans toute cette recherche, on ne va sélectionner que des façons faciles et agréables de faire. C’est déjà un beau changement, n’est-ce pas ?

Vous pourrez lire une brève description et voir une vidéo en allant sur cette page.

Pour quoi faire ?

L’inventeur de la méthode, Moshe Feldenkrais (1904-1984), a été tout d’abord motivé par son propre genou blessé en faisant du sport. A la suite d’observations sur l’évolution de son état, il s’est rendu compte qu’un interlocuteur de choix pour améliorer sa situation était son propre système nerveux.

Un objectif de la méthode est de réactiver la tendance naturelle qui pousse le système nerveux à trouver la meilleure organisation possible. Si nous sommes insatisfaits de tel ou tel geste, par exemple parce qu’il est douloureux ou manque de force ou de facilité, la méthode Feldenkrais nous propose de chercher d’autres façons de faire, parfois simplement en clarifiant comment nous sommes. Et, contrairement à ce que répètent beaucoup de gens, notre façon de bouger peut changer de manière importante sans chirurgie ni musculation pénible.

Si nous pensons que c’est impossible, nous avons peut-être intérêt à faire le pari suivant : toutes les habitudes peuvent être changées. Mais une habitude bien ancrée est justement de penser qu’il est impossible de… changer ses habitudes.

On peut résumer ce que l’on peut espérer de la pratique comme suit:

  • des choses impossibles deviennent possibles,
  • des choses possibles deviennent faciles,
  • des choses faciles deviennent agréables,
  • des choses agréables deviennent esthétiques…

Pour cela, nous ne cherchons pas à expliquer comment il “faut” faire, mais nous guidons les élèves à travers leur propre expérience, dans un contexte favorable à la perception de ses propres sensations.

L’élève est guidé, certes, mais il fait ses propres découvertes, et en est le seul et légitime propriétaire. Après quelques leçons, ce qui est extraordinaire n’est pas ce que l’on arrive à faire, mais pourquoi on n’avait pas réussi avant !

Ce faisant, c’est dans sa vie quotidienne que l’on peut en tirer des bénéfices, ce n’est pas limité à une parenthèse d’une heure. La méthode s’adresse donc à tous ceux qui voudraient améliorer leur fonctionnement, qu’ils aient des activités exceptionnelles ou non.

Pour finir, on peut dire aussi que les bénéfices ne se limitent pas aux déplacements de son corps, mais concernent aussi d’autres aspects de sa vie : émotions, sensibilité, langage, etc… Etrange, non ? Mais après quelques leçons de méthode Feldenkrais, on peut espérer trouver cela normal, non pas pour des raisons théoriques ou des convictions, mais simplement en observant son expérience propre.

Pour en savoir plus, je vous propose de visiter la page de l’association Feldenkrais France, ou bien de vous délecter d’un peu de lecture.

Peut-on commencer en cours d’année ?

Tout à fait : dans chaque leçon, le praticien invite les élèves à pratiquer à leur mesure. Par conséquent, du moment que l’élève accepte de ne pas forcer et de ne pas faire l’impossible au mépris de ses sensations, le niveau de départ importe peu. Chacun découvre alors dans la leçon ce qui le (la) concerne directement.

Cela ressemble au Yoga, non ?

Dans la mesure où certaines formes de Yoga démarrent avec les mouvements du corps, il y a des points communs avec la pratique de la méthode Feldenkrais. Nous partageons aussi le souhait de voir de nouvelles possibilités éclore.

Il y a toutefois des différences, l’une d’entre elles étant que l’on ne demande à aucun moment d’imiter un mouvement présenté comme “idéal”. Quand bien même le praticien aurait son idée sur l’amélioration de tel ou tel geste, il ne fera pas plus que d’inviter à trouver de nouveaux éléments pour exécuter un mouvement. Il lui arrive aussi d’avoir d’heureuses surprises en regardant comment les élèves interprètent la leçon.

En conclusion, si le Yoga était l’étude de la musique, la méthode Feldenkrais aiderait propablement à préparer son instrument et à en découvrir certains aspects. Ensuite… à vous de jouer !

Doit-on pratiquer régulièrement ?

Faire un travail une fois permet de faire une nouvelle expérience. Le laisser à l’abandon ensuite serait dommage, aussi les élèves ont beaucoup à gagner à continuer à s’amuser avec les leçons, chez eux ou en continuant une pratique auprès d’un praticien.

Si nous étions un jardin, la méthode Feldenkrais serait une façon de jardiner. Une leçon reçue en groupe ou individuellement permet de faire un peu de place et de semer de nouvelles espèces… et chacun est ensuite libre de veiller sur ses nouvelles pousses et les aider à verdir, en continuant l’exploration du mouvement.

Avez-vous envie de voir votre jardin beau et en bonne santé ? Il est amusant de voir que nous avons à peu près la même échelle de temps : on peut s’occuper de soi une fois par semaine avec de grands bénéfices, mais il est encore mieux d’y ajouter dix ou vingt minutes plusieurs fois par semaine. Prendre un peu de temps avant de dormir pour s’allonger sur un tapis et explorer délicatement certains gestes apaise en général. Ceci à son tour favorise un sommeil de meilleure qualité.

La réponse est donc : il est déjà très intéressant de faire des expériences ponctuelles, mais il est bien plus avantageux de pratiquer (même de manière modeste) tous les quelques jours, voire plus si l’appétit vient !

Comment en savoir plus ?

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